LE PERIGORD CENTRAL

Il est difficile de définir le Périgord central, sinon par opposition aux régions voisines et par la présence de l’importante aire urbaine de Périgueux. Il se particularise cependant par son important réseau de vallées plus ou moins larges, aux très nombreuses combes et vallées sèches, souvent investi par l’agriculture, et par ses plateaux couverts de dépôts argilo-sableux et fortement boisés (chênes, châtaigniers et pins). De l’organisation des petits massifs forestiers juxtaposés à des zones agropastorales diversifiées résulte une « nature ordinaire » pouvant être « extraordinaire » selon le degré de diversité et de « naturalité » des paysages. Cette matrice agro-forestière composite préserve des continuités écologiques pour de nombreuses espèces, optimisant la valeur environnementale du territoire.

Une grande diversité de milieux naturels, souvent restreints et isolés dans une trame paysagère complexe, caractérise ce pays. Parmi eux, des cours d’eau remarquables, de petites zones humides parfois pittoresques (tourbières acides, landes atlantiques, prairies), des pelouses et landes sèches à affinité méditerranéenne, des boisements d’intérêt patrimonial particulier.

Evolution paysagère du Périgord central

Au XIXe siècle, la polyculture vivrière occupe la majorité du territoire et traduit dans sa diversité sa position de carrefour du département en assimilant les caractéristiques rurales des régions voisines. Elle se compose de champs (céréales), de rares prairies limitées au fond des vallons, de vignes, de parcours à moutons sur les pentes calcaires, de bois. Sur les plateaux argilo-sableux, les boisements dominent et forment au sud, le vaste massif forestier de Vergt et de la Barrade.

Au XXe siècle, la région perpétue sa tradition de polyculture, diversifie ses productions et intègre progressivement l’élevage. Cependant, la déprise agricole s’accélère et les boisements gagnent. Les coteaux et collines se ferment, s’enrésinent (colonisation du pin sylvestre).

Dans les années 70, la polyculture trouve un second souffle dans le Vernois avec la fraisiculture. D’autres secteurs, s’orientent vers la céréaliculture et l’élevage bovins. Quant à l’urbanisation, un véritable essor s’effectue à partir des années 90 développant les couronnes urbaines de Périgueux.