LE PERIGORD RIBERACOIS

Le Périgord Ribéracois se particularise par un relief de faible amplitude. La plaine céréalière du Verteillacois, paysage emblématique de cette région, traduit le dynamisme agricole de ce territoire. Ces paysages agraires abritent de riches communautés d’oiseaux de plaines dans les mosaïques agropastorales. Sur les collines aux lignes adoucies encadrant les rives de la Dronne et ses affluents, les petites pelouses, landes sèches et boisements accrochés aux pentes, apportent une certaine diversification et naturalité des paysages. Par ailleurs, les petites vallées escarpées, marquées de fréquents affleurements rocheux et séparées de plateaux couverts de dépôts argilo sableux, composent des ensembles agro forestiers complexes et riches. En fond de vallées, les zones humides revêtent un intérêt patrimonial et fonctionnel tout particulier. Parmi elles, les tourbières alcalines constituent les milieux les plus remarquables pour de nombreuses espèces végétales et animales. La vallée de la Dronne quant à elle, se singularise par son ensemble continu de prairies bocagères où la dynamique fluviale de la rivière imprime localement une mosaïque de milieux d’intérêt écologique (zones inondables et marécageuses).

Evolution paysagère du Périgord Ribéracois

Les reliefs doux et la nature argilo-calcaire des sols expliquent la vocation agricole de ce territoire. Au XIXe siècle, hormis sur les plateaux aux sols argilo-sableux où la forêt prime, la polyculture céréalière domine. S’apparentant à la Saintonge voisine, la vigne est omniprésente sous forme soit de petits domaines viticoles, soit de jouelles (rangs de vigne alternant avec les cultures céréalières). Après la crise du phylloxéra, la région garde une orientation céréalière marquée et devient le « grenier à blé du Périgord » de l’après-guerre. Simultanément, l’élevage se développe composant alors de vastes paysages agraires, ouverts et diversifiés. Sur les terroirs plus contraignants des plateaux et des coteaux calcaires, la déprise agricole gagne et la présence des landes, friches et boisements compose des ensembles agro-forestiers complexes prenant parfois l’allure de petits causses. À partir des années 80, le dynamisme et le modernisme agricoles conduisent la plaine vers une spécialisation céréalière (maïsiculture en vallée ou sur coteaux soutenue par l’irrigation).