LA BESSEDE

La petite région naturelle de la Bessède se singularise par son vaste plateau recouvert d’un épais manteau de sables et d’argiles. Les sols y sont pauvres et les mouillères nombreuses. Son importante couverture forestière lui vaut traditionnellement le nom de « pays au bois ».
Les boisements, sombres, denses et profondément modelés par l’activité humaine se composent majoritairement de taillis de feuillus dont l’essence emblématique est le châtaignier. Les conifères y sont omniprésents sous forme de pinèdes ou le plus souvent en mélange.
Dans cette épaisse couverture végétale, seules quelques clairières agricoles émergent et se répartissent préférentiellement autour des vallées calcaire. L’homogénéisation du paysage ainsi que la banalisation des peuplements forestiers affectent l’intérêt écologique du pays.

Evolution paysagère de la Bessède

De tradition forestière, la Bessède est exclusivement composée de feuillus jusqu’à la fin du XIXe siècle. La forêt répondait alors à deux usages : agriculture (prélèvement de litière, pacage des bêtes) et chauffage (nombreux charbonniers). Cette exploitation intensive conjuguée à la disparition progressive des très nombreuses châtaigneraies contribuera à la généralisation du taillis.
Au XXe, la forêt confirme son rôle de pilier économique mais doit s’adapter aux nouveaux besoins du territoire. Le pin s’y développe, offrant de nouvelles filières (gemmage, bois d’œuvre). Puis, d’importantes actions forestières sont entreprises dans les années 70 illustrant une sylviculture dynamique du territoire qui prend localement l’aspect de pinède. Aujourd’hui une gestion durable et multifonctionnelle de la forêt est recherchée.