LE PERIGORD SARLADAIS

Le Périgord sarladais se particularise par sa topographie particulièrement disséquée et variée (vallées et combes plus ou moins escarpées, énormes collines aux sommets arrondis, falaises, surplombs). L’abondance des calcaires généralement durs, surmontés de dépôts argilo-sableux, induit des sols variés souvent très caillouteux, minces et de teintes brun-rouge. De cette variabilité considérable des conditions pédologiques et topographiques ressort un système agro-forestier particulièrement complexe avec une forte imbrication des courants floristiques (méditerranéen, atlantique, submontagnard) liés également à des microclimats. La complexité de cette trame paysagère diversifiée induit une diversité écologique remarquable, à laquelle s’ajoute la présence d’habitats naturels exceptionnels : zones humides, rivières, habitats rocheux (falaises, grottes, cavités), pelouses et landes sèches, chênaies vertes. La très forte extension des boisements ces dernières décennies affecte néanmoins le caractère méridional de cette région accueillant une flore et une faune originales au profit d’espèces plus communes.

Evolution paysagère du Périgord Sarladais

Au XIXe siècle, c’est une polyculture vivrière extrêmement diversifiée qui occupe la majorité du territoire : céréales, noyers isolés, parcours à moutons et petites vignes sur coteaux calcaires, vergers de châtaigniers sur sols acides argilo-sableux. Au début du XXème siècle, l’important déclin démographique et l’abandon des terres qui en résulte entraine la nette augmentation des pelouses et landes sèches sur les coteaux calcaires. Parallèlement, la production laitière et la culture du tabac, deux filières agricoles référente en Sarladais, se développent et structurent le territoire mais la déprise agricole perdure sur ces terres difficiles et contraignantes. La progression des accrues forestières s’accélère et émiette les espaces ouverts. Une polyculture de clairière s’installe. A l’inverse, les plateaux de l’Est et surtout les grandes vallées connaissent une dynamique agricole. Les cultures, les vergers de noyers, la production laitière et plus récemment lac maïsiculture investissent l’espace.