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 ARCHITECTURE ET URBANISME DURABLE





 
Les enjeux planétaires sont préoccupants, les villes connaissent une croissance exponentielle, la question énergétique est omniprésente…
Reflet d’une culture et d’une époque, le domaine de la construction en suit plus ou moins vite les mutations et les préoccupations.

De nombreuses contraintes liées notamment aux inégalités sociales, aux impacts environnementaux et climatiques, contraignent les concepteurs à opérer une certaine évolution dans leurs pratiques pour adapter le bâtiment, tout comme l’urbanisme.

Développement durable, éco-conception, recyclage, empreinte écologique, respect de l’environnement, tous les acteurs du bâtiment se doivent d’intégrer ces thèmes aujourd’hui à leur activité.
Différents courants apparaissent alors en architecture, certains prônant le retour aux méthodes traditionnelles de construction.
(maisons en bois, paille, terre…), d’autres misant sur les nouvelles technologies.
 

La conjonction d’une mauvaise conception architecturale associée à une mauvaise réalisation a des effets désastreux pérennes.
Une mauvaise conception architecturale et urbaine génère des besoins en énergie et une production de gaz à effet de serre importants, alors que la pollution atmosphérique causée par le chauffage et le refroidissement des bâtiments est plus importante que celle des véhicules automobiles, et est devenue une cause importante  des problèmes de santé actuels.

Aujourd’hui, les nouvelles pratiques de construction dites environnementales visent à minimiser les consommations d’énergies, protéger l’environnement naturel, éliminer ou minimiser l’emploi des produits toxiques. 

Évocation de l’architecture traditionnelle.
L’architecture vernaculaire fait preuve, quelle que soit la période et le lieu de construction, d’une approche intuitive des notions de confort climatique et respect du lieu.

Elle est la manifestation d’un savoir faire acquis grâce à une expérience séculaire, transmise et améliorée de génération en génération. Formes, matériaux et techniques ont été dictés par le microclimat et les caractéristiques des ressources naturelles de la région : constructions en bois dans les zones forestières, murs en pisé ou en briques et couvertures en tuiles quand les sols étaient argileux, toitures en ardoises ou en lauzes dans les régions schisteuses, maçonneries en calcaire, en grès ou en granit quand la roche était facilement exploitable…

L’habitat bioclimatique ne doit pas pour autant imiter l’architecture vernaculaire, mais s’inspirer de son insertion dans le paysage, de son adéquation entre fonction et usage, de la logique d’utilisation inhérente à chaque matériau, et doit, dans tous les cas, être la preuve d’un certain bon sens.